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15.7.16
Obom, pour Geneviève Castrée
9.7.16
GENEVIÈVE CASTRÉE
Geneviève Elverum, anciennement Geneviève Gosselin, connue sous le nom de Geneviève Castrée, est morte
aujourd'hui samedi 9 juillet 2016 à 13 heures.
C'était une personne d'une richesse inouïe.
Son œuvre nous reste. Elle, elle va nous manquer horriblement.
2.3.16
Benoît Lacroix (1915-2016)
et Geneviève Desrosiers (1970-1996)
Libellés :
Adieux,
Avis publics,
Histoire de L'Oie
14.10.12
31.8.12
Christophe Martinez, là-bas
Nos rapports se tissaient autour du blog qu'il animait sous le pseudonyme d'Edwood : La taverne du Doge Loredan. Ce nom est celui d'un roman de Alberto Ongaro qu'il avait aimé. Je n'avais pu m'empêcher de le lire à mon tour, intrigué par la force d'attraction de ce livre qui avait complètement envouté un lecteur de qualité. Il m'en est resté le souvenir d'une œuvre complexe, précise, mais presque fantomatique, qui colle parfaitement au souvenir de Christophe Martinez.
La disparition des amis que nous n'avons pas connus nous laisse aux prises avec de curieux fantômes aux profils indécis. Ils n'en sont pas moins présents.
19.9.11
GLENN GOLUSKA (1947-2011)
C'est hier seulement, me préparant au lancement du Bathyscaphe, que je suis tombé par hasard dans Le Devoir sur cette triste nouvelle : Glenn Goluska est mort le 13 août dernier à 64 ans.
Un typographe exceptionnel, un des derniers avec un atelier d'imprimerie au plomb et une linotype à Montréal, il nous avait donné plusieurs polices pour aider à faire le Bathyscaphe. Il animait L'Imprimerie Dromadaire à Toronto dans les années 80, une maison d'édition qui ne produisait que de petits chefs-d'œuvre typographiques, puis il est devenu le graphiste attitré du Centre Canadien d'Architecture. Son travail était impeccable, d'un goût parfait. Il était surtout très gentil, attentif. Un regard, une présence, uniques.

Liebhaber's wood type par Robert Kroetsch
(Imprimerie Dromadaire, 1987)
17.12.10
Don Van Vliet (1941-2010)

O Captain! My Captain!
Adieu Cœur-de-bœuf, frère capitaine : ton navire fou nous guide.
22.8.10
13.4.09
Et les choses, quelle durée ? Pierre Peuchmaurd (1948-2009)
Mon ami est mort la nuit dernière. Ce n'est pas le temps de trouver le mot juste. Il y a des animaux qu'on ne saura plus reconnaître, des colères de grandes lames qui ont perdu leur manche, des raisons de vivre qu'on ne pourra plus invoquer. Il y a les mots laissés, pour faire lever le jour, pour retrouver le jour. Elle, naturellement, elle est venue par le poumon gauche.
Leur guetteur parti, les tourterelles de Brive, du Lot et de Corrèze, ne savent plus de raison à leur vol. Nous qui n'avons jamais su voler, nous n'en savons rien non plus. Et surtout pas comment dire notre désarroi. Finalement il n'y a que Pierre qui connaissait le mot juste.
ELLE VIENDRA PAR LE POUMON GAUCHE
Elle viendra par le poumon gauche
D'abord ce sera plus chaud
et ça irradiera,
je dirai que ça ira.
Ce sera comme la neige —
je déteste la neige —
comme une gorgée de café
quand le cœur n'en veut pas.
Et puis je refuserai.
De quelle taille, le refus?
Et les choses, quelle durée?
Plus qu'une rose, moins qu'une rose?
C'est comme ça qu'on compte
quand il y a cette écume,
tout ce joli sang rose
qui vous remonte aux lèvres.
On compte en oiseaux,
en cerceaux sur le pré,
en ruisseaux dans l'été
et en éternités.
On compte sur les doigts des femmes
et les cheveux des bêtes
qui ne tombent jamais dans le lavabo,
on compte sur le beau temps
qui vous ouvre la gorge.
Elles, comme on va mourir,
elles nous ouvrent leurs robes —
on y compte.
Et comme on va partir,
elles nous laissent leur adresse
et le soir les emporte
et on va dans les bois
où il y a l'hôpital.
(écrit vers 1994)
Pierre Peuchmaurd
Parfaits dommages et autres achèvements
Leur guetteur parti, les tourterelles de Brive, du Lot et de Corrèze, ne savent plus de raison à leur vol. Nous qui n'avons jamais su voler, nous n'en savons rien non plus. Et surtout pas comment dire notre désarroi. Finalement il n'y a que Pierre qui connaissait le mot juste.
ELLE VIENDRA PAR LE POUMON GAUCHE
Elle viendra par le poumon gauche
D'abord ce sera plus chaud
et ça irradiera,
je dirai que ça ira.
Ce sera comme la neige —
je déteste la neige —
comme une gorgée de café
quand le cœur n'en veut pas.
Et puis je refuserai.
De quelle taille, le refus?
Et les choses, quelle durée?
Plus qu'une rose, moins qu'une rose?
C'est comme ça qu'on compte
quand il y a cette écume,
tout ce joli sang rose
qui vous remonte aux lèvres.
On compte en oiseaux,
en cerceaux sur le pré,
en ruisseaux dans l'été
et en éternités.
On compte sur les doigts des femmes
et les cheveux des bêtes
qui ne tombent jamais dans le lavabo,
on compte sur le beau temps
qui vous ouvre la gorge.
Elles, comme on va mourir,
elles nous ouvrent leurs robes —
on y compte.
Et comme on va partir,
elles nous laissent leur adresse
et le soir les emporte
et on va dans les bois
où il y a l'hôpital.
(écrit vers 1994)
Pierre Peuchmaurd
Parfaits dommages et autres achèvements
11.11.08
Une disparition
Xavier Baudin était un gentleman. C'est par amitié pour Patrice Desbiens, son voisin, qu'il nous avait invités la semaine dernière à célébrer, dans la bouquinerie qu'il animait avec sa compagne Frédérique, la sortie de En temps et lieux 2, plus récent recueil du poète (que nous lancions en même temps que Mon sofa brise-glace de Natalie Thibault). Je le connaissais à peine mais chaque bribe de conversation donnait le goût de s'avancer vers lui en amitié. Il nous a reçus chaleureusement, nerveusement, avec des étoiles dans les yeux. La soirée fut parfaite, en grande partie grâce à lui. C'était le mercredi 5 novembre 2008. Le 8 novembre, l'histoire de Xavier s'est arrêtée. Son regard passionné ne sera pas oublié.
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