31.10.13

Les grandes dates de l'histoire




Le vendredi 20 octobre 1854 est une des grandes dates  de l'histoire : c'est la naissance à neuf heures d'intervalles d'Arthur Rimbaud et d'Alphonse Allais.

Pierre Peuchmaurd, L'immaculée déception.



Au début 2014, nous allons publier Fatigues, aphorismes complets de Pierre Peuchmaurd qui comprends les recueils À l'usage de Delphine, L'immaculée déception,  Le moineau par les cornes et La position du pissenlit (inédit). 




23.10.13

Mélasse & Le petit guide du Plan Nord…


…sont arrivés !

Et ce sont des merveilles.

56 pages.  15 x 21,5 cm. Couverture sérigraphiée
par Simon Bossé chez Mille Putois !


56 pages, 16,5 x 17,5 cm.
Entièrement dessiné en sac de poubelles découpés !



En librairie au Québec dès mercredi le 30 octobre, 
en France et Belgique au mois de mars 2014.
En vente sur ce site dès le 30 octobre.

Lancement en même temps que 
Fantastic Plotte
mardi 29 octobre, à partir de 17 heures
à la taverne de bowling
Notre-Dame des Quilles
32 est rue Beaubien à Montréal.

Venez avec enfants, amants, voisins 
& tantes championnes de bowling !

16.10.13

Sociologie de l'art




Trouvé entre deux pages de l'édition de poche de
 Études de sociologie de l'art de Pierre Francastel 
(Denoël / Gonthier, 1970).


30.9.13

Fantastic Plotte…


…est arrivé !


En librairie au Québec dès mercredi le 2 octobre, 
en France et Belgique au mois de février 2014.
En vente sur ce site dès le 3 octobre.

Annonce de Julie Doucet sur son Tumblr : ici.



25.9.13

On ouvre un livre au hasard et on lit




La beauté de l'enfance ombreuse, l'impardonnable tristesse au milieu des poupées, des statues, des choses muettes, favorables au double monologue entre moi et mon autre luxurieux, le trésor des pirates enterré en ma première personne du singulier.

Alejandra Pizarnik, Où l'avide environne.


11.9.13

10 septembre 2013



Le temps et sa géographie

La géographie a changé, la lumière de septembre est particulièrement belle au détour d'une rue : c'est que nous sommes dans la bonne ville de Québec, pour peu de temps. Québec n'est plus ce qu'elle était, on le dit : gentrifiée, grugée par les touristes et les manœuvres des promoteurs, elle aurait perdu ses repaires et ses repères. Pourtant, pour l'éditeur de passage, il y reste bien des charmes. Des endroits pour lire, des endroits pour boire et surtout — ça ne s'enlève pas facilement — des rues pentues qui ménagent des surprises, qui imposent l'effort. Quelque chose de Lisbonne, si on veut. Le Tage n'est pas loin. C'était sa lumière dans le ciel aujourd'hui. Il n'empêche que c'est bien triste, cette disparition de tant de librairies, ce magasinage, qui partout veut remplacer le flânage. Ça frappe peut-être davantage dans une ville comme Québec, qui a beaucoup perdu, mais toutes les grandes villes d'Amérique et d'Europe vivent cette disparition. Peut-être que derrière les apparences, derrière les façades, une fois franchies les portes closes, des conversations se croisent, des livres s'écrivent, des rires ébranlent et qu'une ville secrète est en préparation. La forme d'une ville change plus vite que le cœur d'un mortel : c'est sans doute tant mieux. Les terriens restent à inventer, leurs villes aussi.



En tête

L'Oie se prépare une saison sous le signe du livre d'ymages (pour conserver l'orthographe d'Alfred Jarry). Fantastic Plotte de Julie Doucet est déjà sous presse. En faisant la mise en page, il était impossible de ne pas sourire, de ne pas s'enthousiasmer. C'est que ce livre, qui contient les toutes premières bd de Julie Doucet, est une mine d'or explosive. Il y a là toute la subversion de la pensée punk des années 80 mais à son meilleur, rendue avec un talent ébouriffant. Ensuite, un bijou, une œuvre angoissée et parfaite : Mélasse de Guillaume Pelletier, dont on parle déjà ici. Et puis, le livre d'ymages qui s'éloigne le plus de la bande dessinée : le magnifique Petit guide du Plan Nord de Michel Hellman, entièrement réalisé en sacs de poubelle découpés ! Un exemple vaut mille mots, ici. Tout cela, très bientôt, avant que ne se dissipent les brumes de l'automne.


À venir

Et puis, juste après, dès que les froids auront repris leurs droits, nous aurons avec nous les grandes Fatigues de Pierre Peuchmaurd. Il s'agit de l'intégrale des aphorismes publiés de son vivant, soit les recueils À l'usage de Delphine, L'Immaculée Déception et Le moineau par les cornes, auxquels s'ajoute un recueil inédit, La position du pissenlit. C'est la réponse qu'avait donnée Pierre Peuchmaurd aux grandes fatigues que lui causait le monde, une réponse pleine d'humour, d'éclairs poétiques, de découragement et d'espoir. Les aphorismes de Pierre Peuchmaurd, c'est aussi, si on veut, un appel aux terriens. Tout reste à faire — alors que vient l'hiver.




23.8.13

On ouvre un livre au hasard et on lit



Cette pensée lui donna le désir d'agir. Il s'habilla avec soin, c'est-à-dire qu'il enfila ses bretelles en ficelle rouge, puis le sommeil taquinant ses paupières, il s'endormit. Il rêva de nuptialités, de cloches, de fleur d'oranger et d'aimables formalités à accomplir.

Pierre Mac Orlan, La maison du retour écœurant.



26.7.13

On ouvre un livre au hasard et on lit





Time this week calls Philip Marlowe "amoral." This is pure nonsense. Assuming that his intelligence is as high as mine (it could hardly be higher), assuming his chances in life to promote his own interest are as numerous as they must be, why does he work for such a pittance? For the answer to that is the whole story, the story that is always being written by indirection and yet never is written completely or even clearly. It is the struggle of all fundamentally honest men to make a decent living in a corrupt society. It is an impossible struggle; he can't win. He can be poor and bitter and take it out in wisecracks and casual amours, or he can be corrupt and amiable and rude like a Hollywood producer. Because the bitter fact is that outside of two or three technical professions which require long years of preparation, there is absolutely no way for a man of this age to acquire a decent affluence in life without to some degree corrupting himself, without accepting the cold, clear fact that success is always and everywhere a racket.
The stories I wrote were ostensibly mysteries. I did not write the stories behind those stories, because I was not a good enough writer. That does not alter the basic fact that Marlowe is a more honorable man than you or I. I don't mean Bogart playing Marlowe and I don't mean because I created him. I didn't create him at all; I've seen dozens like him in all essentials except the few colorful qualities he needed to be in a book. (A few even had those.) They were all poor; they will always be poor. How could they be anything else.


Lettre de Raymond Chandler à John Houseman, octobre 1949.  
The Raymond Chandler Papers. Atlantic Monthly Press, 2000.

11.7.13

Images d'une fête



Le 12 mai dernier, à la Sala Rossa, une fête exceptionnelle a été donnée au bénéfice du journal inactuel Le Bathyscaphe. Pour ceux qui n'ont pu être là, pour ceux qui aiment les images, nous avons mis en ligne sur Vimeo quelques extraits des performances de cette soirée Vous trouverez ci-dessous la liste des artistes qui ont participé : il suffit de cliquer sur le nom de l'artiste qui vous intéresse pour voir un extrait de sa performance immortalisée par la science.

Malheureusement, ces liens ne sont plus actifs depuis le 29 septembre 2013. 
Certains artistes ont cependant mis leur vidéos sur youtube 
où il est maintenant possible de les retrouver.



Byron Coley lit sa poésie. Traduction en direct de Marie Frankland 
et guitare de Bill Nace.


Charles Plymell lit sa poésie. 
Traduction en direct de Pam Plymell.


Charles Plymell lit sa poésie 
accompagné à la basse par Mauro Pezzente.


Myriam Gendron interprète ses chansons 
d'après les poèmes de Dorothy Parker.
Accompagnement au violoncelle de Laurence Gendron.


Gabe Levine chante ses chansons. 
Accompagnement au piano de Keiko Devaux.


Première mondiale du groupe Le Clou de la Gang
composé de Simon Drouin, Julie et Zachary Delorme,
Danya Ortman et Jasmin Cloutier. 


Greg Webber et son groupe Kill Chicago.


Urbain Desbois et son batteur invité.



Merci à tous les artistes pour leur gracieuse présence 
et à  Julie Bourbonnais et Éric Néron pour les images.


3.7.13

Au nom de L'Oie (I)



Cliquer pour agrandir



















Il y aura bientôt 22 ans que L'Oie de Cravan a été fondée : au fil de notre nécessaire lenteur, nous finirons bien dans la prochaine décennie par célébrer notre vingtième anniversaire. En attendant, certains documents liés à l'histoire de L'Oie ont fait ici leur apparition (cf. Louis Scutenaire ou La Revue des Animaux). Cette fois ce sont des notes retrouvées dans un carnet, la recherche toute bête d'un nom d'éditeur, à la fin 1991, pour présider à la sortie du recueil Loin de nos bêtes qui allait être le premier livre de L'Oie. Voici la première de ces pages, les autres seront mises en ligne dans les jours qui viennent. Histoire de voir à quoi on a échappé. 




29.5.13

Toutes ces dames au salon !



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Voici donc venu le temps des salons printaniers : les salons dits « de poésie », là où on rencontre des « poètes ».  L'Oie y sera, un peu oisive certes, mais elle y sera. Il vous sera donc possible d'y trouver certains livres de notre fonds, ainsi que nos jolies nouveautés, et de venir discuter un brin, histoire de tromper l'ennui.

Ainsi, nous serons à l'ancien marché de la poésie de Montréal, qui porte depuis deux ans le nom de « Festival de la poésie » : nouveau nom, même vieil événement où il est pratiquement impossible de se parler tant on y est assommé à longueur de journée par les lectures et débats qui se déroulent sous notre nez. Les gens de la librairie Le Port de tête auront la gentillesse de nous y représenter pour une seconde année consécutive : voilà l'amour du livre poussé à un véritable degré d'abnégation ! On trouve facilement : c'est dans la grande hutte plastifiée devant la station de métro Mont-Royal, du 27 mai au 2 juin.

Plus rigolo pour nous, car nous serons ailleurs : le « Marché de la poésie » de Paris, Place Saint-Sulpice, du 6 au 9 juin. On nous trouvera au stand 605 que nous allons partager avec les amis de Moult, Rodrigol et Attila. Nos nouveautés seront disponibles en exclusivité sur ce stand, avant leur parution en France : les poèmes de Edgar Poe traduits par Alice Becker-Ho, les nouveaux livres de Patrice Desbiens et Maxime Catellier ainsi que le fameux Aiming for the gut. Nous aurons également le récent Bathyscaphe numéro 9. On va y boire du vin et compter les barbes en collier. Être ailleurs, c'est être ailleurs.


24.5.13

Anxiété situationnelle




Trouvé entre deux pages de Gaspé-Mattempa de Jacques Ferron 
(Éditions du Bien public, 1980).




15.5.13

Triple lancement du printemps



Cliquer sur l'image pour l'agrandir


LES ABATS DU JOUR
de Patrice Desbiens

AIMING FOR THE GUT
de Mivil Deschênes & Jean-Sébastien Larouche

PERDUE 
de Maxime Catellier


LES PRINTEMPS EST ÉVIDENT
Trois livres de sève et de sang
lancés dans le vin et la complicité

à l'incassable libraire LE PORT DE TÊTE
262, avenue du Mont-Royal est, à Montréal

de plus : sera aussi disponible notre édition cousue main 
des poèmes de Edgar Poe traduits par Alice Becker-Ho 

Mercredi 22 mai 2013, à partir de 18h00.

Lectures hypnotiques - Libraires au long cours - Vins clairs - Nourritures terrestres
Jolie terrasse arrière pour profiter de la pluie !





8.5.13

Fête bénéfice pour le BATHYSCAPHE 9 :
On a besoin de vous pour faire tourner l'hélice  !



Il suffit de cliquer pour agrandir !

On a peine à le croire : un nouveau Bathyscaphe va faire surface moins d’un an après le précédent ! 

Malgré des difficultés phynancière, malgré les courants adverses, le gentil sous-marin est là! 

Ce numéro 9 sera lancé en grande DIMANCHE LE 12 MAI 2013 lors d'une fête bénéfice d'envergure à la superbe Sala Rossa de Montréal.  

Voici l'horaire officiel de la soirée : 

AU PROGRAMME 

Ouverture des portes à 18h30. Prix d'entrée de 15 dollars. 

*

À 19h30 : Le retour du critique et poète BYRON COLEY accompagné de BILL NACE à la guitare et de MARIE FRANKLAND à la traduction. 

À 20h00 : Le légendaire poète américain CHARLES PLYMELL accompagné de MAURO PEZZENTE à la basse. 

À 20h30 : MYRIAM GENDRON et son projet de chansons sur des poèmes de Dorothy Parker accompagnée de LAURENCE GENDRON au violoncelle. 

À 21h00 : une rare visite de GABE LEVINE, accompagné de KEIKO DEVAUX au piano. 

À 21h 30 : LE CLOU DE LA GANG, nouveau groupe de SIMON DROUIN, JULIE et ZACHARY DELORME, DANYA ORTMAN et JASMIN CLOUTIER (plusieurs sont membres de L’ORCHESTRE D'HOMMES-ORCHESTRES ). 

À 22h00 : GREG WEBBER (le Urbain Desbois du Nouveau-Brunswick ?) et son groupe KILL CHICAGO.

À 22h30 : Monsieur URBAIN DESBOIS va exploser en solo. 

À 23h 00 Pour terminer la soirée, Laurent Lussier, Vincent Couture et Marie-Christine Quenneville, les dj de l’enfer de ROYAL AIR TOGO prendront possession de vos âmes par le biais de vos corps. 

 *** 

À la Sala Rossa, 4848 Saint-Laurent, Montréal. Le nouveau Bathyscaphe sera offert au prix spécial de 5 dollars pour cette unique occasion! Des posters rares de Simon Bossé et Julie Doucet seront disponibles sur place. 


 LE BATHYSCAPHE EST UN ESQUIF SANS PUBLICITÉ NI SUBVENTION ! 
C’EST VOUS QUI FAITES TOURNER L’HÉLICE ! 

CULTURE INACTUELLE - PLAISANTERIES DOUTEUSES - ÉQUIPE INTERNATIONALE

***
Ne manquez pas :

TRÈS BIENTÔT SUR CE MÊME ÉCRAN

* Des détails sur le contenu du Bathyscaphe 9 !

* Les détails du prochain lancement de L'Oie de Cravan.
22 mai 2013.
 PORT DE TÊTE. 
PATRICE DESBIENS.
MIVIL DESCHÊNES.
JEAN-SÉBASTIEN LAROUCHE.
MAXIME CATELLIER.

***

26.4.13

Edgar Allan Poe par Alice Becker-Ho






Edgar Poe. Dix poèmes. Traduits par Alice Becker-Ho.
Édition bilingue (anglais - français). Plusieurs poèmes de ce recueil (dont le fameux Annabel Lee) avaient été traduits par Mallarmé dans sa manière bien éloignée de l’esprit de Poe. Alice Becker-Ho propose ici une traduction rigoureuse qui garde la force et la détresse des poèmes de la langue d’origine. Il s'agit d'une nouvelle édition d'un ouvrage d'abord paru en 1997 chez Le temps qu'il fait à Cognac (France) et rapidement épuisé. 
15.5 x 23 cm. 40 pages. Papier vergé ivoire, non coupé. Sept cents exemplaires cousus à la main à Montréal en avril 2013.  Prix de vente de 13 dollars ou 12 euros, le port étant inclus et la devise au choix de l'acheteur ou de son libraire.

Disponible dès le premier mai en librairie au Québec et sur ce site ; en octobre, en librairie en France et Belgique. 


21.4.13

On ouvre un livre au hasard et on lit



À beau marcher
Qui s'en ira
Le ciel est noir
Comme la raison

Pierre Peuchmaurd, Chansons.


(publié par La Morale Merveilleuse & Pierre Mainard Éditeur 
au mois d'avril deux mille treize)


11.4.13

Vive l'underground sous-marin !






Voilà qui fait plaisir : le numéro 8 (automne 2012) du journal LE BATHYSCAPHE vient de se mériter le prix Expozine du meilleur fanzine francophone pour l'année 2012 ! Nous n'accordons d'ordinaire que peu d'importance aux prix, mais celui-là, donné par ce qui est à nos yeux le plus intéressant salon de création et de littérature de Montréal, nous touche particulièrement. Le jury a accordé le prix au BATHYSCAPHE « pour la qualité d'ensemble de la publication. La mise en page est impeccable, la qualité des articles est excellente et l'existence d'un tel fanzine est nécessaire. Longue vie au Bathyscaphe ! »
Ce prix tombe à pic car nous savons de source sure que LE BATHYSCAPHE était un brin tristounet : c'est qu'il n'avait plus un sou pour poursuivre ses explorations. Heureusement, il prépare présentement une grande fête afin de renflouer ses coffres. Ce sera le 12 mai 2013, à la fameuse Sala Rossa de Montréal et on en profitera pour lancer le numéro 9 qui s'annonce fameux. Plus de détails ici même sous peu !



Bathyscapheur un brin tristounet


5.3.13

Le vrac


Mars, mars, mars : la bête tourne dans sa rage, la bête ne sait pas calmer sa soif, la bête veut s'échapper, refuse de croire à l'existence de l'été. Refuse, y croit… et finalement refuse, parce que mars refuse. 
Ne reste que la fenêtre, les journaux, les ordinateurs : les nouvelles illusoires d'un monde extérieur. Et la soif, pour toujours.




Les médias, impossible d'y croire. Mais on se laisse bercer quand ils parlent de L'Oie de Cravan. Voici à nouveau, en attendant la saison de la vie, le vrac de ce qui a été dit.

- D'abord, une excellente nouvelle : Les armes à penser de Shawn Cotton est lauréat au Gala de l'Académie de la vie littéraire (au tournant du XXIième siècle)  qu'organise à Montréal Mathieu Arsenault dans le but de tenir éloignés (avec le sourire) mars et mort qui tentent toujours de suivre de près la poésie. Aidons-le en allant fêter avec lui au Club Lambi le 17 mars.

- Une nouvelle plus curieuse : l'horrible journal de cette ville, le journal-nono d'entre les journaux, LE journal de leur monde, parle de Flâneurs de Simon Bossé. Enfin, Jean-Dominic Leduc, un garçon compétent qui y œuvre, en parle. Il jure que ce n'est pas lui mais le correcteur automatique de l'entreprise qui est responsable du nom massacré de notre maison d'édition. Nous le croyons : cette entreprise tente toujours de corriger automatiquement la réalité. C'est ici.

-  Hélène Frédérick, une femme qui a moult fois fait les preuves de son discernement et de sa sensibilité, rend hommage à Thierry Horguelin et à ses livres Choses vues et  La nuit sans fin sur le site Cousines de personne.  Qu'elle soit bénie. Choses vues est également magnifiquement analysé par le docteur Laurent Demoulin sur le site de Culture, le magazine culturel de L'Université de Liège.  C'est .

- Pascale Trück parle avec justesse de Monsieur T. de Katerina Iliopoùlou sur le site français Recours au Poème. Bravo Pascale Trück !

- Les dérives de Joël Gayraud dans Passage Public n'ont pas fini d'intriguer. Il habite si bien le monde que celui-ci se transforme pour le lecteur, ainsi Olivier Hobbé sur son blog témoigne : Dévoré dès reçu. Je suis depuis lors dans la rue Joël Gayraud.  Bruno Montpied, sur Le poignard subtil,  conclut quant à lui délicieusement son article en disant : avec Passage public, le lecteur raffiné aura en main une lecture délectable.

Voilà qui termine avec bon goût les nouvelles illusoires du monde extérieur pour ce mois de mars. Vive l'illusion ! Vive le joli mai !

4.3.13

On ouvre un livre au hasard et on lit



Ne prends au sérieux ni toi ni les autres ni rien en ce monde ou dans l'autre. — Ne vois dans l'art (sans A majuscule) ni un commerce ce qui est vil ni un « sacerdoce » ce qui est niais mais simplement un jeu moins absorbant que le bridge moins abrutissant que le loto ; — efforce-toi de faire dans la perfection des choses difficiles et inutiles, souviens-toi qu'un écrivain ne sera jamais l'égal d'un clown, d'un jongleur ou d'un équilibriste et ne laisse jamais passer un jour sans mériter cette sentence de notre vieil ancêtre Malherbe : « Un grand poëte n'est pas plus utile à l'État qu'un très-bon joueur de quilles » ; — fréquente le moins possible tes contemporains et tâche de vivre le plus confortablement possible en travaillant le moins possible.
Aie soin de paraître toujours très-heureux : ça vexera tes amis.

Georges Fourest


7.2.13

Irène, Scut et les autres… (III)




Les Oies de Cravan naissent des mâts pourris 
des navires perdus au Golfe du Mexique. 
                                      Louis Scutenaire, Les Secours de l’oiseau






Dernier volet de ce petit hommage à Louis Scutenaire, concocté à partir d'entrevues retrouvées parmi les archives de la SONUMA.  Cette fois, Scutenaire, E.L.T. Mesens et Georgette Magritte parlent de René Magritte.  C'est tout un monde, une éthique, qui sont ici présents : les bonnes fées qui ont présidé à la naissance de L'Oie de Cravan ont de biens bonnes têtes!

30.1.13

Irène, Scut et les autres… (II)




Les Oies de Cravan naissent des mâts pourris 
des navires perdus au Golfe du Mexique. 
                                      Louis Scutenaire, Les Secours de l’oiseau






Chaque livre de L'Oie de Cravan porte à sa dernière page la citation de Louis Scutenaire que l'on peut lire ci-dessus. C'est dire combien notre aventure éditoriale est placée sous le signe de cet homme remarquable. Après Irène Hamoir, sa compagne, voici Scutenaire lui-même qui parle dans une entrevue retrouvée parmi les archives de la SONUMA. On ne peut être plus juste.


23.1.13

Irène, Scut et les autres… (I)




Les Oies de Cravan naissent des mâts pourris 
des navires perdus au Golfe du Mexique. 
                                      Louis Scutenaire, Les Secours de l’oiseau






Au tout début de L'Oie de Cravan, il y plus de vingt ans, il y a une rencontre avec Irène Hamoir ; il y a, bien entendu, Louis Scutenaire. Il y avait longtemps que j'attendais des archives filmiques des gens du Groupe Surréaliste Belge. Elles sont là, grâce aux archives de la SONUMA.  Je vais les relayer ici, en trois parties, à commencer, évidemment,  par Irène qui parle de Scut.



18.1.13

On ouvre un livre au hasard et on lit



LES MORTS ET LEURS ENFANTS

Si j'étais quelque chose
non quelqu'un
je dirais aux enfants d'Edouard
fournissez
et s'ils ne fournissaient pas
je m'en irais dans la jungle des rois mages
sans bottes et sans caleçon
comme un ermite
et il y aurait sûrement un grand animal
sans dents
avec des plumes
et tondu comme un veau
qui viendrait une nuit dévorer mes oreilles
Alors Dieu me dirait
tu es un saint parmi les saints
tiens voici une automobile
L'automobile serait sensationnelle
huit roues deux moteurs
et au milieu un bananier
qui masquerait Adam et Ève
faisant

mais ceci fera l'objet d'un autre poème


Benjamin Péret, revue Littérature (nouvelle série), octobre 1923.

9.1.13

À LA DEMANDE GÉNÉRALE : LES DEUX GOSSES


On le sait, on trouve de tout sur la toile. Il est facile de s'y perdre, d'avoir un haut-le-cœur, et de croire presque absente la possibilité d'y ressentir une émotion véritable.  Pourtant, il y a là des choses, souvent parmi les moins spectaculaires, qui parviennent à nous donner une impression de déplacement et à nous troubler. Pour moi, il en est ainsi d'un ensemble de photographies de Paris prises entre 1907 et 1930 qui ont la rare particularité d'être en couleurs. Ce détail a son importance :  je me suis rendu compte, bêtement, que ce n'est qu'en noir et blanc que j'arrivais à imaginer le début du XXe siècle. Un procédé de l'époque, qu'on appela Autochrome, donne des couleurs qui ne sont pas sans rappeler celles des Kodachromes des années 50 et 60, avec de forts contrastes et des rouges dominants. Les résultats invitent à la rêverie et peuvent être découverts sur le site www.paris1914.com.



C'est dans cet ensemble que j'ai découvert par hasard la photographie ci-dessus, dont l'observation vient de me mettre d'excellente humeur. Cette Reine qui s'ennuie et n'est séparée d'un Baron Mystère que par Les deux gosses, voilà du Grand Drame Populaire !* L'amateur qui voudrait cliquer sur l'image pour l'agrandir devrait découvrir d'autres détails pour l'émouvoir. Comme tout cela est puéril, comme tout cela est réconfortant!


*  Au lecteur non averti,  il faut préciser que le mot gosse ne s'entend pas au Québec de la même façon que dans le reste du monde francophone.

5.1.13

Avanti Piano Quasi Retro






Lentement,  il y a quatre ans, la première bd de Myriam Cliche, le premier recueil chez L'Oie de Maxime Catellier.  Un Cheval Blanc encore étroit, les amis, les présences, le temps qui passe : lentement.

Vidéo de Jean-Philippe Catellier.