12.10.14

Lancement du printemps en automne !

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 LA POÉSIE 

L'ANNÉE DES TROIS PRINTEMPS
de Isabelle Lamarre

COMME UN PAPILLON AVEC UNE AIGUILLE DANS LE COEUR
de Natalie Thibault

Lancement jeudi 16 octobre, 18 heures, au Port de tête,
libraire de toutes les saisons
262 avenue du Mont-Royal est, à Montréal.

Libraires saouls de joie, canapés de première fraîcheur, 
vins pas trop nouveaux, auteurs étonnants

EXPOSITION DE COLLAGES DE NATALIE THIBAULT

TIRAGE DE TÊTE EXCLUSIF DE L'ANNÉE DES TROIS PRINTEMPS 

***


26.8.14

On ouvre un livre au hasard et on lit



La poésie se mesure au degré de la pression intellectuelle. la pression intellectuelle se traduit par un rayonnement. Le rayonnement comprimé se traduit par un dédoublement d'autant plus visible et prodigieux que le poète est plus puissant et qu'il se trouve dans l'impossibilité d'écrire. Qui nie ceci n'a jamais vu un poète rayonner. On ne remonte pas ce courant formidable ; qui est poète, c'est-à-dire affligé d'une grande pression intellectuelle, doit écrire ou crever, c'est la loi. Hors de là, pas de salut. Dans la Cité future des Littérateurs, ne seront reconnus comme tels que ceux qui émergent par leur pression, leur rayonnement intellectuels.
Gabriel Toutin, 1937.

4.6.14

On ouvre un livre au hasard et on lit



belle
comme la foudre s'arrêtant à mi-ciel
pour choisir son arbre

Georges Henein

11.5.14

AVIS À NOTRE AIMABLE CLIENTÈLE

La maison L'Oie de Cravan a le bonheur d'informer son aimable clientèle qu'elle est présentement fermée pour cause de congé de paternité et ce jusqu'au 20 juin 2014 inclusivement. En conséquence, nous serons dans l'incapacité d'expédier toute commande pendant cette période ou de répondre aux diverses demandes ou réclamations. Le particulier à la recherche d'un de nos ouvrages peut s'adresser à plusieurs excellentes librairies desservies par les agences de distribution qui ont charge d'y acheminer nos publications.  Nous regrettons les inconvénients que peut vous causer cette heureuse situation.

La direction

1.3.14

On ouvre un livre au hasard et on lit


IL Y A CERTAINEMENT QUELQU'UN

Il y a certainement quelqu'un
Qui m'a tuée
Puis s'en est allé
Sur la pointe des pieds
Sans rompre sa danse parfaite.

A oublié de me coucher
M'a laissée debout
Toute liée
Sur le chemin
Le cœur dans son coffret ancien
Les prunelles pareilles
À leur plus pure image d'eau.

A oublié d'effacer la beauté du monde
Autour de moi
A oublié de fermer mes yeux avides
Et permis leur passion perdue.


Anne Hébert, Le Tombeau des Rois, octobre 1953.

26.2.14

Le fer & sa route



Collection Le fer & sa rouille. 18 x 12.5 cm.
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Nous venons tout juste de faire paraître deux petits livres qui se tiennent parfaitement compagnie, soit Wendy Ratherfight de Bérengère Cournut et Serviteurs, les princesses ! de Anne-Marie Beeckman.  De petits bijoux. Ce sont respectivement le sixième et septième titre de notre collection Le fer & sa rouille que nous définissions ainsi à ses débuts : « Une telle collection unifiée est une première pour nous et nous avons voulu la chose le plus sobre possible, comme un écrin qui laisse toute place au texte. Il s'agit ici de courtes proses poétiques portant une déchirure sous l'écriture qu'il devrait être parfait de découvrir le coupe-papier à la main. Ce sont des livres bricolés, gossés : l'étiquette croche, le pli imparfait du carton, la numérotation incertaine, participent du charme d'un tel projet — du moins à notre œil indulgent. On le sait : les apparences ne sont jamais trompeuses. Cette collection devrait remplir ses promesses. » Ils sont désormais en vente en librairie au Québec et ici sur notre site.



2.2.14

2 février 2014



Le temps et sa géographie

Un redoux tout en grisailles sur la ville. Après les brutalités climatiques sub-polaires que l'on vient de subir, on veut nous faire croire à un printemps prochain. Prenons donc des airs optimistes mais en se gardant le malin sourire de la méfiance. On connaît le pays, on connaît ses traîtrises, ses glaçons, ses tempêtes de neige du joli mai. Gardons le cap : il reste bien des févriers à traverser. Pour confirmer l'emprise du froid, la nouvelle vient de nous arriver de la mort de Philip Seymour Hoffman. Un acteur ! Et lointain. Ça ne devrait guère émouvoir. D'où vient alors ce serrement à la gorge ? D'où vient le sentiment de perdre un proche ? C'est sans réponse mais il y a des présences qui ne tiennent pas compte des distances, des proximités et des éloignements. Et puis, il y a que François Cavanna est mort aussi, il y a 4 jours. Il semble qu'ils étaient du même parti, du même bord des choses, malgré toutes les distances justement. En tout cas, ils étaient de ces êtres qu'on garde dans la famille, en pensée : un peu de l'été dans l'âtre des hivers qui s'allongent. 

En tête

Heureusement, une belle chose vient d'arriver à L'Oie, à la poésie : Geneviève Desrosiers encore et toujours ! C'est à la une du Cahier des livres du journal Le Devoir de ce samedi : Geneviève Desrosiers, la lumière indélibile. L'Oie de Cravan en première page du Cahier des livres de ce journal, c'est une première — ça fait plaisir — mais ce qui réchauffe le cœur surtout c'est un tel article consacré à la poésie véritable, au véritable feu permanent que gardent les mots de Geneviève Desrosiers, plus de 15 ans après sa mort.  Il faut féliciter Catherine Lalonde pour avoir osé, pour avoir donné tant de place à un livre qui ne vient pas de sortir mais qui est d'une brûlante actualité. Pour ce qui est de notre tranquille mais constante actualité éditoriale, le recueil des aphorismes complets de Pierre Peuchmaurd, Fatigues, devait sortir à la fin de l'année dernière mais il se serait trouvé perdu au milieu des bêtes festivités de fin d'année. C'eût été triste. Nous avons préféré mettre le temps de notre côté et y aller avec toute la lenteur requise : la mise en page est terminée et il verra le jour dans un mois. C'est un ouvrage qui donne le vertige : 228 pages, quatre recueils rassemblés qui donnent à lire la parfaite maîtrise qu'avait Pierre Peuchmaurd de cet art de l'éclair en quelques phrases qu'est l'aphorisme. Il paraîtra en même temps que deux petits livres de la collection Le fer & sa rouille, notre collection de plaquettes cousues main, à tirage limité. Ce sont des manières de contes, si l'on veut, des enchantements : Serviteurs, les princesses de Anne-Marie Beeckman et Wendy Ratherfight de Bérengère Cournut.


À venir

Ce qui vient ensuite n'a pas à voir directement avec L'Oie de Cravan mais c'est un plaisir qu'on ne peut cacher : pour toutes sortes d'excellentes raisons, Myriam Gendron est centrale à notre activité. Elle va faire paraître à la fin février un album de chansons qu'elle a créées à partir d'une vieille anthologie de poèmes de Dorothy Parker, Not So Deep as a Well (1936). L'album va sortir bien sûr sous forme digitale — comme c'est l'usage aujourd'hui — mais également sous forme de disque vinyle. On a très hâte de tenir l'objet ! On peut trouver d'autres renseignements sur cette page et y écouter « Solace », le premier extrait de l'album. Pour ceux qui se sont perdus dans cette direction, il existe même une page facedebouc en pleine construction : ici. Admirateur, l'éditeur n'en arrête pas pour autant ses activités et c'est à la fin mars qu'on devrait voir apparaître J'aime les filles, la toute nouvelle bande dessinée de OBOM ; quelque chose qui devrait décidément nous faire tenir jusqu'au printemps. On en reparle ici-même très bientôt.